« Glazed Magazine : Tour de rue »


Focus sur le Light Club

La première règle du Light Club : il est interdit de parler du Light Club. Pas vraiment une bonne nouvelle pour nous, à Glazed Magazine... On a quand même réussi à chopper deux ou trois infos sur le crew de lighteurs parisien. Et c'est HIDe, un des membres, qu'on a passé à tabac avec nos questions.

Light Club

Salut HIDe ! On voudrait en savoir plus sur le Light Club. C'est une organisation secrète ou un crew de lighteur ? 

Le Light Club est un collectif réunissant trois lighteurs, un videaste et un ingénieur interactif pour l'instant. On essaie de rassembler le plus d'addicts du Light Painting partout dans le monde afin de valoriser la discipline... 

Tu peux nous présenter tes partenaires en quelques mots ?

Le collectif comprend donc trois lighteurs : Wen-jié Yang ; lighteur depuis deux ans, photographe à l'origine et chargé de com' du crew. Il y aussi Vincent Bruno ; lighteur depuis quatre ans, tatoueur (en formation en ce moment avec un maître du tattoo, Henri alias "Riton") et peintre/dessinateur.

Enfin moi-même... HIDe, lighteur et photographe depuis cinq ans, bodygraffeur (avec AcupAinture) et vidéaste (avec BadWolf). Je fais du graff et je suis également graphiste de formation.

Nous comptons aussi un vidéaste dans nos rangs : Ludovik ; lighteur en herbe et vidéaste grâce auquel nous pouvons avoir une réelle couverture vidéo sur tous nos événements.

Voila pour les quatres membres fondateurs du crew.

Depuis peu, nous avons le plaisir d'accueillir Sam, un jeune ingénieur interactif en vidéo, modules embarqués, capteurs... Il termine ses études en consacrant ses travaux à la conception d'un système numérique interactif de Live Light Painting en temps réel.

Nous avons eu également la chance de partager quelques performances avec d'autres artistes comme Swit (LightGraff) et Doudou (Graff/BodyPaint).

Comment s'est monté le projet ?

Lors de sessions collectives organisées pour faciliter les rencontres entres plusieurs Lighteurs parisiens. Au bout d'un moment, nous avons formé le crew automatiquement vu que nous étions les seuls à nous rendre à chaque session. (rires) 

Le light painting est une discipline qui a pris de l'ampleur récemment. Peux-tu nous expliquer rapidement le concept ? 

Le concept est super simple : un appareil photo numérique paramétré en pause longue, fixé sur un trépied, une lampe torche ou n'importe quelle source lumineuse, un lighteur et surtout un maximum d'imagination !
Le lighteur actionne sa prise de photo. Elle peut durer de trois secondes à plusieurs heures selon son envie et ses possibilités de rendu par rapport à la luminosité ambiante. Il prend ensuite une lampe, la dirige vers l'objectif et entame son dessin ou sa calligraphie. Lorqu'il a terminé sa chorégraphie, il referme l'obturateur qui signale la fin de sa photo et la création d'un univers invisible. 

Des techniques de base à faire découvrir aux novices ?

Pas vraiment... le lighteur est comme un magicien. La plupart de ses tours sont secrets !

Quel matériel utilisez-vous ? 

Nous avons chacun nos appareils respectifs ainsi que nos lampes et nos techniques.

Pour ma part, je fonctionne avec un Nikon D3200, deux baladeuses, quelques lampes à LED multicolores, une lampe à led blanche pour éclairer les modèles ainsi que des néons flexibles.

Quant à Vincent et Ludo, ils utilisent du Canon.

Light Club

Vous avez mis en ligne une version light painting des règles du Fight Club. Ce rapprochement avec le film c'est juste un clin d'œil ou une vraie identité ?

Pour moi, c'est une vraie identité. Le vrai esprit de l'échange sans limite. L'idée de base c'est un peu ça : "laisse tomber la réputation, le nom ou les fans sur ta page, montre juste ce que tu sais faire".

Après, nous avons chacun des visions différentes du concept. Même si la miene est la plus punk. (rires). Mais le but commun reste le même : si on sait tous ce que l'on doit faire et où est notre place, on restera une équipe soudée.

Parmi les membres du crew, qui serait Tyler Durden ?

Je ne suis que le poumon de Jack ! (rires) Tyler est comment dire... un peu nous tous à sa façon, à chaque fois que l'on discute de Light en dehors de nos murs...

Comment pourrais-tu définir le style du collectif ?

Lumineux... (rires). Instinctivement, je dirais complet car nous pouvons produire plus vite et sur des plus grandes surfaces qu'un lighteur seul. Ensuite, à partir de nos différents styles, nous en créeons un nouveau en combinant nos spécialités. Ce qui peut donner des rendus plutôt inattendus et surprenant parfois. (rires).

Light Club

Vous créez toujours tous ensemble ou certains d'entre vous roulent-ils aussi en solo ?

Il nous arrive encore de créer chacun de notre coté. Nous avons tous une identité propre et nos activités sous ses identités sont toujours demandées.

Pour ma part je remonte souvent dans le Nord ou la Belgique pour des prestations ou des ateliers. Le Light Club est davantage une identité commune et nous l'utilisons quand l'esprit de partage est mis en avant. Comme c'est le cas lorsque nous collaborons avec d'autres artistes avec qui nous pouvons créer des liens.

Tous domaines confondus, quels sont les artistes qui vous influencent dans vos créations ?

Nous sommes tous un peu motivés par la musique que nous écoutons. Cela varie entre Hip-Hop, Trip-Hop pour certains et un peu de punk et de rock pour moi. Tout dépend du moment et du travail à produire.

De mon côté, ça peut aller de Django au Chinese Man, jusqu'à Roger Molls, un ami qui produit beaucoup de sons qui me correspondent. C'est pour cela que je l'utilise toujours dans mes rendus vidéo. Quand le shoot doit être plus "crunk" je n'hésite pas à passer à Technine, Kottomouths Kings ; Grems ou Soklak pour du son français. Pour être plus pêchu et garder le smile pour les trucs un peu plus sombres : du Manson, Nirvana ou du vieux métal datant de mon adolescence. 

Light Club

Un petit mot sur un de vos lieux de création favoris, le BLOC ? 

Bâtiment Librement Occupé Citoyennement. Comme son nom l'indique, c'est un bâtiment librement occupé en plein paris dix-neuvième par des artistes qui se battent chaque jours pour faire connaître leur Art. Le squat rassemble tout ce que l'on peut connaitre en matière d'artistes et beaucoup d'autres surprises !
C'est aussi une bulle à micro-climat où l'horloge n'existe plus et dans laquelle le temps n'est consacré qu'à la création . Parfois, je me dis que tous les somnambules de Paris se sont regroupés ici (rires).

Où est-ce que vous en êtes aujourd'hui dans vos projets ? Des expos ou évènements à venir dans les prochaines semaines ?

Wen sera à Angers le 1er et le 2 Juin, pour une performance pour ARTAQ 2012 dont il est le lauréat. 

Vincent était récemment, le 4,5,6 mai dernier, dans les Hautes-Alpes pour le outdoor festival.

Je viens de sortir un clip en association avec Yemguy, un artiste Lillois. Il y aussi une grosse vidéo Light en préparation avec mon collectif  vidéo "Bad Wolf". On est en train de la terminer au moment où je vous parle.

Pour le reste, il suffit de suivre les infos sur notre page ou sur celle du Bloc pour se tenir au jus des dernières infos. Avec nous ça va trés vite, on passe rapidement du coq a l'âne ! (rires)

Light Club

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