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Interview Sidney Grosprêtre - Parkour

Sidney Grosprêtre - Saut de précision

Présentation rapide, d'où tu viens, activités annexes au Parkour.

Je m'appelle Sidney, ou Sid pour les intimes, et je suis président de l'association Dijon Parkour Crew. Je vis à Dijon et y ai toujours vécu ! J'attaque un doctorat en sciences du mouvement, je travaille actuellement sur la simulation mentale du mouvement, les mouvements automatisés et la moelle épinière. A coté du parkour, mes études me prennent donc toute ma vie ! Je suis également membre de l'ACAPS (Association des Chercheurs en Activités Physiques et Sportives), en tant que responsable du réseau « jeunes chercheurs » en France. Depuis peu, je suis aussi président du Collectif d'association PKIA (Parkour Inter-Associations). Plusieurs casquettes donc sur la tête (que j'essaie de garder froide et pas trop grosse !)…

Comment as-tu découvert la discipline ?

Je suis de la génération Yamakasi. J'ai découvert la discipline suite à la promotion du film, fin 2000 début 2001. Mes débuts ont donc été à l'image du film : grimper sur des toits, faire des gros sauts, et courir pour échapper à la police… Choses que nous avons vite corrigées en visionnant des vraies vidéos de parkour et en rencontrant des gens d'expérience.

Quel a été l'évènement déclencheur qui t'as poussé à chausser tes baskets et aller tracer ?

Comme je l'ai dit plus haut, c'est en sortant du film « Yamakasi » que mon regard a changé. Je n'oublierais jamais ma vision en sortant du film. Comme une révélation, je ne voyais plus la ville pareil ! Et ça n'a pas changé depuis, j'ai toujours ce regard émerveillé en découvrant un nouveau « spot ».

Membre d'une asso ou indépendant ?

Je suis membre de Dijon Parkour Crew depuis sa création, mais également de PKIA. J'ai toujours voulu m'impliquer pour la discipline, non pas pour me faire connaître, mais pour me sentir utile. On a tous besoin de reconnaissance, mais le plus important est la propre image qu'on a de soi. Plus celle-ci est bonne, mieux on se porte !

Tes lieux d'entrainements favoris ?

On dit souvent que le parkour se pratique aussi bien en milieu naturel qu'en milieu urbain. Cependant, pour moi, les meilleurs lieux d'entrainement sont les lieux qui fourmillent de murs et de murets dans tous les sens. Je suis plutôt « mur » que barrière. De même, dans la forêt, je suis plutôt « rochers » que « arbres ». J'adore les rochers de Fontainebleau, et les spots de la ville de Lyon.

Sidney Grosprêtre - Enchainements

D'autres lieux, spots de Parkour à voir dans ta ville ?

À Dijon, je recommande vivement d'aller faire un tour au centre Dauphine, en plein centre ville. De gros sauts, mais aussi plein de choses techniques. Je recommande également la place Grangier, pleine de petites barres et de rebords pour travailler plus technique. Enfin, le quartier de la « Fontaine d'Ouche » est très fourni pour le parkour. À Dijon, c'est sans nul doute un des plus intéressant !

Qui aimerais-tu rencontrer si tu en avais l'occasion ?

Je ne tiens pas spécialement à rencontrer des gens « haut placés » comme on pourrait l'imaginer. J'aimerais rencontrer les anglais, comme Daniel Ilabaca ou Phil Doyle, car j'aime leur façon de bouger.

Un endroit où tu aimerais te rendre ?

Puisque tout le monde me charrie avec ça, j'aimerais bien aller à Sydney ! Je pourrais faire un clip intitulé « Sidney à Sydney » ! De plus, je remarque via les vidéos que le parkour là-bas se développe de plus en plus !

Tu bosses quel(s) mouvement(s) en ce moment ?

J'ai beaucoup travaillé le saut de chat. Maintenant j'essaie de ne plus me spécialiser, de tout travailler en fonction des lieux ou je me trouve.

Sidney Grosprêtre - Saut de chat

Un message à faire passer ?

Concernant le développement du Parkour, en ce moment on voit plein de bonne volonté partout, plein de projets se montent, mais en concurrence et non en collaboration. C'est fort dommage, d'autant plus qu'on aurait tous à y gagner si l'on travaillait ensemble au lieu de se tirer dans les pattes !

Pourquoi les canards ?

En parkour, une des blessures (ou plutôt « bobo » car c'est souvent bénin) les plus courantes est le « coincoin ». Lorsqu'on atterrit trop juste sur un rebord de mur avec la pointe des pieds, tout le poids du corps fait alors fléchir violemment la cheville le pied vers le haut, pinçant alors tous les tendons du dos du pied. À une époque, je ne cessais de m'en faire, c'est pourquoi j'ai voué un culte aux « coin coins », qui se sont matérialisés par des vrais canards en plastiques ! Un petit conseil aux novices : le coincoin peut être évité si les muscles du mollet sont suffisamment toniques pour retenir le pied. En cas de coincoins à répétition, musclez-vous les mollets !

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