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Portrait Parkour du jour - Jérémie Rumpler

Jérémie Rumpler - Saut de chat précision

Présentation rapide, d'où tu viens, activités annexes au Parkour.

Jérémie, 22 ans, j'suis actuellement étudiant et je me défini comme étant un traceur indépendant, je trace sur Strasbourg depuis bientôt 6 ans. Sinon j'ai une seconde passion, qui peut parfaitement se marier avec le Parkour, c'est la photo, et j'adore combiner les deux.

Comment as-tu découvert la discipline ?

Par pur hasard, lors d'une discussion avec 2-3 copains, je me suis souvenu du reportage que j'avais vu sur TF1 (celui sur David) quelques années plus tôt, du coup, je l'ai recherché sur le net pour leur montrer, et en le revoyant, ça a été le coup de coeur, je me suis dit "ce sport, il est fait pour moi". J'ai eu raison, cette passion ne m'a jamais quitté.

Quel a été l'évènement déclencheur qui t'as poussé à chausser tes baskets et aller tracer ?

Disons qu'un évènement dans ma vie à fait passer Le Parkour de "simple occupation" à passion. J'ai utilisé Le Parkour comme exutoire durant cette période, et le lien que j'ai avec cette discipline est devenu aussi extrême que les entraînements que je me suis infligés à cette époque.

Plutôt Parkour ou Freerun ?

Parkour à 200%. Mais j'aime bouger avec tout type de passionnés, dès lors qu'ils sont authentiques. Pas de queue, pas de masque, qu'on appelle par un prénom et pas par un surnom tiré de la mythologie, qui bouge avec un molleton et pas un sac de patates, qui bouge avec son coeur et pas avec sa cam. Et ils sont rares... Les autres font du cirque.

Jérémie Rumpler - Portrait

Membre d'une asso ou indépendant ?

J'ai tenté la vie associative il y a plus d'un an, mais les différents que j'ai eu avec le président m'ont fait reprendre la voie du Parkour solo et indépendant, c'est très égoïste comme démarche mais "je bouge pour moi, ce qui compte, c'est ma progression, pas celle des autres".

Tes lieux d'entraînements favoris ?

Sur Strasbourg, mon lieu favori reste le musée d'art moderne, mais c'est très symbolique, il a été mon lieu d'entrainement préféré quand j'ai débuté, mes premiers "gros sauts", je les ai fait là-bas. Autrement, il y a le jardin des deux rives qui reste un endroit sympa mais j'ai pas de "lieux favoris", j'aime bien bouger partout où on peut bouger...

D'autres lieux, spots à voir dans ta ville ?

Le béton, c'est une petite structure à Hautepierre (en béton ? Ah bon ?) sur laquelle on peut effectuer pas mal de mouvements, le coin des universités est sympa, pas mal de petits spots à droite et à gauche. Autrement, va falloir chercher un peu les enfants ;)

Qui aimerais-tu rencontrer si tu en avais l'occasion ?

Ça peut sembler bizarre, mais personne... J'ai l'impression d'avoir autour de moi assez de mecs droits, qui m'apportent suffisamment pour n'avoir envie de rencontrer personne...

Un endroit où tu aimerais te rendre ?

Grenoble ! Depuis mon passage il y a un an et demi, je n'ai cessé d'émettre cette envie de retourner dans cette ville, et c'est pas pour faire le lèche-boules parce que c'est de là-bas que tu viens ! J'ai vraiment adoré la ville, les spots, l'esprit, les gens.... Autrement, c'est à l'étranger, l'Allemagne me plaît beaucoup au niveau de l'esprit aussi et comme j'me démerde un peu en allemand...

Tu bosses quel(s) mouvement(s) en ce moment ?

Jérémie Rumpler - Wallflip

En ce moment j'bosse surtout mes cours ! (blague). Plus sérieusement, j'aime bosser ma précision, mon contrôle, plus que la distance qui me sépare du départ et de l'arrivée d'un saut, et ça passe par un entraînement de tous les mouvements je pense, mais principalement, et inlassablement, on retrouve les sauts de précisions, les sauts de bras... Banal hein ?

Un message à faire passer ?

Seulement un ? Y'en aurait tellement à faire passer... Ça va faire 6 ans que je bouge, c'est rien et pourtant, j'ai l'impression d'assister à une énorme pièce de théâtre dans laquelle "pour se démarquer" (mais pourquoi ? Ah oui, le nombre de vues sur Youtube...) les traceurs se déguisent (mention spéciale à ceux qui se prennent pour des animaux, des squelettes, des super-héros, des ninjas ou des Dieux Grecs), "inventent" des styles, des T-Shirts, des logos (à quand la collection printemps-été ?), des surnoms débiles, des noms de groupe prépubères, bref... À 15 ans ça passe, mais passé 20 ans ? C'est quoi l'intérêt ? Et l'authenticité dans tout ça ? Elle est où ? Pour moi, la relation qui existe entre un traceur et sa passion passe par cette authenticité justement... La différence entre un traceur pratiquant et passionné et "un sportif du dimanche qui utilise le Parkour comme moyen de reconnaissance sociale" s'observe justement par la présence, ou non, de ce lien authentique. J'aime ce sport, cette psychologie qui s'en dégage, et rares sont ceux qui partagent ma vision... Mais il y en a, et ils se reconnaîtront.

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